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Les fouilles archéologiques préventives sont-elles nécessaires?

Sans l'archéologie, l'histoire n'existerait pas. Une évidence dont chacun convient mais qui oblige parfois les collectivités à renoncer à certains projets d’aménagement. Dans le Loiret, le président du conseil général, Eric Doligé demande l’arrêt des fouilles archéologiques à Artenay. 

  • Ch.L
  • Publié le 07/10/2013 | 12:33, mis à jour le 09/10/2013 | 18:11
Fouilles archéologiques préventives sur le site d'une ferme gallo-romaine à Garancières (Eure-et-Loir) - juin 2012 © France 3 Centre
© France 3 Centre Fouilles archéologiques préventives sur le site d'une ferme gallo-romaine à Garancières (Eure-et-Loir) - juin 2012
Obligatoires en France depuis 1986, les fouilles archéologiques préventives sont réalisées en amont d’un chantier de construction. Des experts viennent diagnostiquer le terrain et engagent des fouilles si nécessaires. Leur financement est à la charge des collectivités.

A Artenay, les sondages réalisés sur la future Zone industrielle du Pourpry ont révélé les vestiges d’une ferme-gallo romaine. Après trois mois d’investigation, les archéologues ont demandé à prolonger les fouilles. Interviewé lundi sur France Bleu, le président du conseil général, Eric Doligé (UMP) s'est dit opposé à cette nouvelle campagne dont il estime le coût à 3 millions d'euros supplémentaires. « Trop longues, trop coûteuses », ces fouilles ont fait fuir le fabricant de nacelles Access Industrie vers Saran près d’Orléans.

A Bourges (Cher), les travaux de rénovation de l’emblématique Maison de la culture ont dû être stoppés en 2012 par la découverte de thermes gallo-romains. En février 2013, le maire Serge Peletier (UMP)  a crée la surprise en annonçant la fin des travaux et le déménagement de la Maison de la Culture sur la place Séraucourt dans des locaux plus vastes. La ville avait estimé le surcoût lié à ces fouilles à 6 millions d’euros, autant dire un gouffre dans le budget de la collectivité locale.

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