La Champagne berrichonne compte une soixantaine de trufficulteurs
France 3 CentreLa neige tombée ces derniers jours sur sa truffière n'a pas empêché Daniel Lavenu de récolter ses premières truffes de la saison. Les sols ne sont pas gelés, il a donc pu "caver" avec l'aide de sa chienne Brioche.
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Comme lui, une soixantaine de producteurs continuent à cultiver la truffe en Champagne berrichonne, un tradition qui remonte au 19ème siècle dans ce pays pourtant dédié aux céréales.
"On ne calcule pas son temps, explique Daniel Lavenu, qui a vécu un temps en Périgord, où il a attrapé le virus.. C'est très prenant, entre la taille des arbres, la recherche de la truffe ... Mais c'est passionnant, donc on ne compte pas ..."
Issoudun, un marché très réputé
L'année dernière, Issoudun a raté son rendez-vous avec la truffe noire, faute de récolte. Mais cette année, le marché a bien eu lieu le 3ème dimanche de décembre, et il a à nouveau attiré les foules.
Il faut dire que sa réputation n'est plus à faire. Des experts scrutent rigoureusement chacune des truffes proposées, et écartent celles dont la qualité est jugée insuffisante.
"Tout ce qui n'est pas bon, c'est viré, assure Alain Nonnet, l'organisateur du marché. Ce matin, on a enlevé 25 à 30% de ce qui nous a été proposé, après un tri qui avait été fait par les éleveurs eux-mêmes".
Ce matin-là, plus de 22 kilos de truffes ont été vendues en une demi-heure seulement pour plus de 20.000 euros.
Parfois jusqu'à 800 euros les 150 grammes ! Le diamant noir se joue bien de la crise ...
De la truffière aux étals ...
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