Dimanche, 16 heures.

L’édition 2011 du Festival de Loire s’achève.
La parade vient de se disperser, et le maire affiche un large sourire à la table d’un restaurant réputé du quai du châtelet. C’est l’heure des premiers bilans.
« Pour sa cinquième édition, on peut dire que le Festival de Loire est arrivé à maturité », s’enthousiasme le député-maire (UMP) Serge Grouard.
Selon les estimations de la mairie d’Orléans, 650 000 visiteurs se sont baladés au festival, avec un pic de fréquentation le samedi soir (estimation : 200 000 personnes). Le quai était noir de monde, difficile à traverser. Serge Grouard s’en réjouit : « Le quai avait atteint le maximum de sa capacité d’accueil. » Et se fait un plaisir d’ajouter : « La manifestation se place aisément dans le peloton de tête des dix plus grands festivals maritimes français. Nous nous plaçons désormais au niveau de Brest. »
Petite nuance : le festival breton n’est pas gratuit.
Le festival a couté 1,3 millions d’euros à la municipalité (sur un budget total de 1,8 millions). « Les partenaires du festival ont rapporté environ 500 000 euros, ce qui n’est pas rien. » ajoute le maire, en guise de réponse à la polémique sur le coût de la manifestation, qui a enflammé quelques médias locaux.
L’événement se tient tous les deux ans sur les 500 mètres des quais du Châtelet à Orléans, entre le Pont George V et le Pont René Thinat. « Le festival monte en puissance, il acquiert sa renommée » conclut le maire.
Petit à petit, les quais se vident. L’odeur de friture, elle, persiste.
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